Offre de stage

Remodelages ipsi- et controlésionnels des cartes corticales somesthésiques après une atteinte ischémique chez le rat. Effets d’une procédure de réhabilitation : la thérapie par le mouvement induit par la contrainte (Constraint-Induced Movement Therapy).

Période :   au

L’objectif de ce travail de recherche est d’explorer chez le rat, après une lésion ischémique du cortex somesthésique, les corrélats neuronaux d’une procédure de réhabilitation, la CIMT (Constraint-Induced Movement Therapy ou thérapie par le mouvement induit par la contrainte) avec des techniques d’électrophysiologie (cartographies corticales), d’imagerie optique extrinsèque et une approche comportementale.

Description

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la 3ème cause de décès et la 1ère cause de handicap neurologique dans les sociétés occidentalisées. On estime à environ 140 000 par an (incidence) le nombre de nouveaux cas d’AVC, soit 1 AVC toutes les 4 minutes.

Ce travail de recherche vise à investiguer, chez le rat, les substrats cérébraux d’une thérapie utilisée en pathologie humaine qui vise à améliorer la récupération sensorimotrice du membre supérieur parétique chez le patient victime d’un AVC. Il s’agit de la thérapie par contrainte induite ou en anglais constraint-induced movement therapy (CIMT). Elle est dérivée du concept de « non-usage appris » du membre supérieur parétique résultant d’une négligence de ce membre, et d’un recours accru au membre non affecté. Compte tenu de la nature compétitive de la plasticité cérébrale, le non-usage a un impact délétère sur les représentations corticales sensorielles et motrices du membre parétique, et empêche sa récupération fonctionnelle. La CIMT consiste donc à empêcher l’utilisation du membre sain en l’immobilisant, afin de favoriser la réutilisation du membre parétique et réactiver progressivement ses représentations corticales.

Malgré́ l’intérêt qui lui est porté ces dernières années, cette thérapie reste peu utilisée, avec une grande variabilité des protocoles et des conditions d’application. De plus, son efficacité et son dosage optimal en phase aiguë ou subaiguë de l’AVC sont toujours débattus. L’absence d’une standardisation de cette thérapie explique que ses effets soient parfois controversés. Des paramètres importants doivent être pris en compte : le moment de son initiation au regard des changements cérébraux post-AVC (œdème, phénomènes excitotoxiques), sa durée et l’intensité de l’utilisation du membre parétique, ainsi que le montrent des travaux chez l’animal.

De plus, les processus neuronaux qui sous-tendent cette thérapie restent méconnus. Déterminer les paramètres optimaux d’application de cette thérapie et en comprendre les mécanismes dans un modèle animal d’AVCdevrait permettre un meilleur contrôle de ses protocoles d’utilisation et leur personnalisation chez le patient, ce qui est essentiel pour assurer une prise en charge efficace des patients. Nous explorerons chez le rat les remodelages ipsi- et contro-lésionnels des cartes corticales cutanées après une lésion ischémique du cortex somesthésique primaire en utilisant des techniques d’électrophysiologie (cartographies corticales), d’imagerie optique extrinsèque et une approche comportementale.

Profil recherché

Etudiant(e) motivé(e), sérieux(se) et rigoureux(se), avec de bonnes capacités de travail, et souhaitant poursuivre ses recherches en vue d’une thèse de doctorat.

Établissement d'accueil

Laboratoire de Neurosciences Sensorielles et cognitives UMR 7260
Aix-Marseille Université – Site Saint-Charles – 3 Place Victor Hugo 13003 Marseille

Travail en laboratoire avec 3 salles expérimentales : salle d’électrophysiologie, d’imagerie optique et de comportement chez le rat.

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