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Comprendre le rôle neuroprotectif des macrophages à la surface du cerveau

Des données récentes indiquent que les réponses immunitaires à la surface du système nerveux central (SNC)
sont liées à des maladies neurodégénératives inflammatoires et liées à l’âge. La surface du SNC est reliée à la périphérie par des couches de membranes hautement vascularisées, les méninges. Semblables à d’autres surfaces barrières, elles sont peuplées par une myriade de sentinelles immunitaires résidentes (telles que macrophages) qui contrôlent l’homéostasie du SNC et bloquent les agents pathogènes menaçants. En raison de leur stratégique position située à l’interface entre la périphérie et le cerveau, les méninges constituent la première ligne de la protection du SNC et représentent un site majeur du recrutement de cellules immunitaires pour bloquer les microbes. Une brèche dans ce système de protection peut permettre la propagation d’agents pathogènes (par exemple, VIH, Zika) et créer des dommages dans le système nerveux central. Les macrophages méningés sont organisés dans un vaste réseau qui surveille et analyse en permanence toute la surface du cerveau. Bien que les macrophages méningés représentent les candidats les plus prometteurs, on ne sait rien pratiquement rien de leur hétérogénéité et de leurs fonctions. L’objectif de ce projet est de comprendre comment les macrophages à la surface du cerveau empêchent la propagation microbienne dans le SNC et protègent les fonctions neuronales. Nous faisons l’hypothèse que les macrophages sont hétérogènes et que les certaines sous-populations diffèrent par l’ampleur et la qualité de leur réponse antimicrobienne. Pour aborder ces questions, nous allons combiner cytométrie en flux multiparamétrique, transcriptomique cellule-unique de pointe, Technologie CRISPR-Cas9 et approches d’imagerie intravitale pour analyser l’hétérogénéité et les fonctions macrophages méningés dans la protection du cerveau suite à une infection microbienne.

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