Témoignages

Stage d'immersion en clinique

Début juin 2018, des doctorants du PhD Program ont réalisé un stage d’immersion en clinique. Où sont-ils allés ? Qu’ont-ils vu ? Deux étudiants témoignent.

Pour les doctorants, le stage en clinique est l’occasion de se confronter à l’aspect clinique des maladies qu’ils abordent de façon plus fondamentale au quotidien, dans leur laboratoire. Durant cette semaine, grâce aux réunions, chirurgies et consultations, ils découvrent ce qui anime les unités cliniques de l’AP-HM.

Estelle Nakul et Guillaume Rastoldo, travaillant tous deux sur le système vestibulaire, ont effectué leur stage dans le service ORL du Pr. Lavieille à l’Hôpital de la Conception.

Encadrés, et très bien accueillis, par le Dr. Marion Montava et son équipe, ils ont assisté à quatre chirurgies ainsi qu’à de nombreuses consultations. « En passant plusieurs jours de suite auprès d’une même équipe, nous avons pu observer les soins apportés aux patients, du diagnostic au traitement. », explique Estelle. « Tout cela permet vraiment de découvrir le fonctionnement du service ». L’objectif du stage est donc bien rempli.

D’après Estelle et Guillaume, un stage en service ORL pourrait également apporter beaucoup de choses aux doctorants qui travaillent sur l’audition. Par ailleurs, de nombreux autres services sont ouverts aux doctorants du PhD Program, afin de répondre aux intérêts de chacun. Un avis en guise de conclusion ? « Continuez à proposer ce type de stage aux doctorants : c’est passionnant, que l’on se destine à une carrière en clinique ou en recherche ! »

Propos recueillis par Fanny Trifilieff

L'avis des doctorants

Un an dans une biotech

Nathalie Py (thèse soutenue le 16/12/2014) parle de son expérience d’un an comme ingénieure dans une start-up grâce à un financement du PhD program (réservé à des docteurs diplômés d’AMU)

Pourquoi avoir candidaté à ce concours ?

« Tout d’abord je tiens à souligner que le fait de mettre en relation des jeunes docteurs avec des entreprises locales est une très bonne idée. Cela ouvre une voie supplémentaire aux docteurs ne pouvant pas ou ne souhaitant pas forcément partir loin.

Pour moi en l’occurrence cette bourse est bien tombée car j’étais déjà intéressée par les  thématiques développées au sein de la société NeuronExpert. Quand j’ai découvert qu’ils participaient au programme de bourses post-doctorales ICN, je n’ai pas hésité à postuler. D’autant plus que cette bourse me permettait de découvrir et de m’insérer dans le privé tout en ayant la possibilité de changer de voie à la fin du contrat si cela ne me convenait pas. »

Avez-vous rencontré des difficultés ?

« J’ai donc commencé mon contrat début mai 2015 chez NeuronExpert. Ça n’a pas été facile au début car les enjeux sont très différents entre le public et le privé, surtout pour une société qui fait davantage de la prestation de services que de la recherche fondamentale. Il y a plus de pression et j’ai eu un peu de mal à suivre ce nouveau rythme. J’ai commencé sur un projet débuté quelque mois auparavant en collaboration avec l’équipe du Dr Frédérique Magdinier de l’UMR-S910 basée à la Timone. L’enjeu était de mettre au point de nouveaux modèles cellulaires de maladies neurodégénératives, à partir de cellules souches humaines, non développés au sein de la société jusqu’à mon recrutement sur le concours de l’ICN PhD program. »

Une expérience enrichissante ?

« Pour les besoins de la société, j’ai appris auprès de la plateforme IPS de la Timone à cultiver les cellules souches pluripotentes induites (IPS) ainsi que leur différenciation en différents types de progéniteurs.

Grâce à ce financement, j’ai grandement développé mes compétences en culture cellulaire.

A l’heure actuelle, je reste basée sur la Timone au sein de l’UMR-S910 où je dispose de la technologie et du savoir-faire nécessaire pour cultiver et différencier dans de bonnes conditions les cellules hIPS. Je peux ainsi fournir à NeuronExperts les différents types de cellules neuronales dont ils ont besoin pour des tests de molécules envoyées par leurs clients. »

Et l’avenir ?

« Je viens d’être recrutée par NeuronExperts sur un CDI de mission, pour continuer à leur fournir ces cellules et développer également de nouveaux modèles toujours à partir de cellules hIPS.«