Symposium du Master : neurosciences et imagerie

Picture of students listening to a researcher inside an auditorium
MSc students listening to one of the speakers (Alfredo Giménez-Cassina, Universidad Autónoma de Madrid) -

Les 23 et 24 janvier 2019, NeuroSchool a eu le plaisir de recevoir 10 chercheurs français et européens pour le symposium annuel des étudiants de 2ème année du Master de neuroscience. Pendant 2 jours, nos étudiants ont pu étendre leur connaissances et découvrir des approches innovantes en neuro-imagerie. Lisez la réaction d’un étudiant et apprenez-en plus à propos du symposium annuel dans cet article.

 

Qu’est-ce que les étudiants pensent du symposium de NeuroSchool ?

Picture of a student

Charles Dabard, étudiant en seconde année du Master de neurosciences

  • Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ? Qu’est-ce qui t’intéresse le plus en neurosciences ?

« Je m’appelle Charles Dabard, je suis étudiant en deuxième année du Master de neurosciences et j’ai un parcours un peu atypique. J’ai fait STAPS [sciences du sport] puis j’ai fait une Licence en neurosciences. Pendant ma première année de Master, je suis devenu Président de Neuronautes [association des étudiants en neurosciences d’Aix-Marseille Université].

Plein de choses m’intéressent en neurosciences ! Mais si je devais choisir : neurosciences computationnelles, IRM et neurosciences sociales. »

  • Est-ce que le symposium était intéressant ? Est-ce que tu as appris quelque chose ?

« C’était intéressant à plus d’un égard parce que ça traitait de sujets différents. J’ai surtout étudié les neurosciences cognitives et comportementales mais le symposium parlait d’autres aspects. Par exemple, j’ai appris qu’il est possible d’appliquer des algorithmes à des images en fluorescence pour détecter les spikes [activité neuronale] de populations de neurones, c’était super intéressant ! J’en ai d’ailleurs parlé avec le vétérinaire qui est impliqué dans mon stage et il a pu m’expliquer plus en détails comment ça marche. Trop cool !

Pendant le symposium, j’ai découvert des méthodes d’exploration cellulaire et moléculaire mais j’ai aussi pu approfondir mes connaissances sur l’imagerie fonctionnelle grâce à certains des intervenants.

En plus de découvrir de nouveaux domaines des neurosciences, [le symposium] permet de voir d’autres approches, comment [les intervenants] abordent la science. Certains sont très techniques et se posent des questions très précises mais d’autres ont des approches plus larges. »

  • Est-ce que tu te serais intéressé à ces connaissances sans le symposium ?

« Non, pas du tout ! C’est pas mon domaine de prédilection et j’aurai pas forcément le temps. C’est bien d’avoir du temps réservé pour ça dans notre semestre. »

  • Est-ce que tu pense réutiliser ce que tu as vu pendant le symposium pour ton stage qui commence bientôt ?

« Pas dans ce stage, mais je pense que j’utiliserai des techniques que j’ai vu dans le symposium pour ma thèse. »

  • Qu’est-ce que tu pense du fait que ce soient les étudiants qui présentent les intervenant et animent le débat ?

« C’est le feu ! [rires] C’est bien parce que ça permet de responsabiliser les étudiants en Master. Si les étudiants en thèse veulent organiser des congrès ou des conférences, il faudra présenter les intervenants, donc le faire dès le Master c’est bien. Ensuite, c’est bien parce que [les étudiants] peuvent voir d’où viennent les intervenants, ce qu’ils ont fait avant : leurs biographies, leurs recherches, où ils ont travaillé. On remarque rapidement que les chercheurs sont des gens qui n’ont pas lâché. Il ont peut-être fait research assistant à un endroit, puis un, deux ou trois post-docs mais ils ont continué malgré les difficultés. »

  • Le mot de la fin ?

« Deux, c’est bon ? [rires] Analyse sensorielle. »

 

Pourquoi le symposium est intéressant pour les étudiants en Master ?

Chaque année, le Master de neurosciences organise un symposium de deux jours pour ses étudiants de deuxième année. Des chercheurs français et européens, experts du sujet annuel, viennent à Marseille parler de leurs recherches et de leurs dernières avancées comme ils le feraient dans un symposium scientifique. C’est pour eux l’opportunité de montrer l’excellence de leur laboratoire, de rencontrer de futurs collègues et peut-être même d’en recruter certains pour un stage ou une thèse !

L’évènement permet aux étudiants d’en apprendre plus sur des méthodes et des approches de pointe, parfois au delà de ce qu’ils abordent durant leurs cours. Puisque les conférences sont données par des experts, c’est aussi une excellente opportunité de découvrir les toutes dernières publications sur le sujet et d’être certain que les connaissances transmises soient à jour. En outre cela représente pour les étudiants une expérience professionnelle supplémentaire puisqu’ils doivent lire en amont  les travaux des intervenants, les présenter eux-mêmes et prendre des notes pour animer un débat après chaque présentation. Toutes les interventions et les interactions sont réalisées en anglais.

 

Video showing colored molecules transported though a colored axon

Transport axonal rapide observé grâce à l’imagerie cellulaire (crédit : Christophe Leterrier, NeuroCyto, INP, CNRS-AMU, Marseille)

 

Comment les neurosciences bénéficient-elles des techniques d’imagerie ?

Cette année, le sujet du symposium était « Imaging and neuroscience« . Pourquoi est-ce que c’est une question essentielle ? Notre système nerveux et ses cellules sont difficilement observables, car majoritairement caché par notre crâne et notre colonne vertébrale. Il est alors indispensable de développer des techniques et des outils pour (in-)directement y accéder, l’observer et enregistrer son activité, nous permettant de mieux comprendre comment il fonctionne.

Les intervenants qui étaient invités ont pu partager les travaux de leurs équipes (comprenant aussi bien des approches moléculaires que cognitives ou intégratives) et comment les méthodes d’imagerie de pointe ont pu les aider à explorer le système nerveux. Le programme complet est disponible via ce lien (en anglais).

Par exemple, durant sa présentation Christophe Leterrier de l’Institut de Neurophysiopathologie (INP) a expliqué aux étudiants comment une technique appelée Single Molecule Localization Microscopy (SMLM) a permis à son équipe de recherche d’observer des cellules nerveuses et leur composition moléculaire avec une résolution spatiale exceptionnelle (jusqu’à l’arrangement moléculaire des complexes protéiques). Associée à une autre technique appelée DNA-PAINT, ils ont pu décrire très précisément l’organisation de l’axone radial et ainsi mieux comprendre certaines fonctions cellulaires comme le transport axonal lent. Accédez à leurs dernières publications via ce lien (en anglais).

 

multi-colored hippocampal neuron

Coloration de Map2 (vert), β2-Spectrine (bleu) et β4-Spectrine (rouge) d’un neurone hippocampique (crédit : Christophe Leterrier, NeuroCyto, INP, CNRS-AMU, Marseille)

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