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Vieillissement cérébral et maladies neurodégénératives : rôle(s) potentiel(s) des récepteurs olfactifs cérébraux

A la surprise générale, des récepteurs aux odeurs, longtemps confinés aux seuls organes de l’odorat, ont été découverts récemment dans de nombreux organes du corps humain, notamment dans le cerveau. Or, le cerveau ne sent pas les odeurs puisqu’elles n’y pénètrent pas. Il est donc logique de postuler que ces récepteurs cérébraux jouent un autre rôle, encore inconnu.
Notre équipe appartient au petit nombre de groupes de recherche qui ont mis en évidence une expression cérébrale de ces récepteurs aux odeurs. En étudiant le cerveau de souris mimant la maladie d’Alzheimer, nous avons mis en évidence la présence de ces récepteurs dans plusieurs aires. Leur expression est liée au stade de la maladie. Certains sont surexprimés tandis que d’autres sont sous exprimés. Comprendre à quoi peuvent servir ces récepteurs aux odeurs dans le cerveau pourrait s’avérer d’une grande utilité thérapeutique.
Il est très probable que ces récepteurs sont activés par d’autres molécules spécifiques du cerveau ou de la pathologie. En effet, les maladies neurodégénératives sont caractérisées par une mort neuronale associée de façon chronique à un état inflammatoire. L’inflammation libère des cytokines et interleukines pouvant interagir avec ces récepteurs. Potentiellement, ces récepteurs olfactifs peuvent devenir des marqueurs de certaines pathologies cérébrales. Par ailleurs, on peut envisager qu’ils soient des cibles thérapeutiques qui permettraient de traiter et/ou ralentir la progression de la maladie

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