m1
Lecture naturelle et malvoyance

On appelle lecture naturelle ce que vous êtes en train de faire en lisant ces lignes. Vos yeux fixent un mot pendant un quart de seconde puis sautent très rapidement pour fixer un autre mot de la phrase, et ainsi de suite. Depuis une dizaine d’années, nos recherches étudient l’effet des maladies de la rétine (notamment de la dégénérescence maculaire liée à l’âge – DMLA), sur la lecture naturelle. Les patients atteints de DMLA sont aveugles dans la partie centrale de leur champ visuel et ne peuvent presque plus lire : leur vitesse de lecture est souvent divisée par 10 par rapport à un lecteur qui n’est pas malvoyant. Nous étudions les facteurs qui déterminent la détérioration de leurs performances de lecture. Une particularité de nos travaux est l’importance que nous accordons à l’étude des mouvements des yeux pour mieux comprendre quels aspects de la lecture sont affectés : ces aspects vont des traitements visuels très basiques (par exemple la taille des lettres) jusqu’aux facteurs psycholinguistiques (par exemple la fréquence d’usage des mots dans la langue). Nos études sont réalisées soit avec des patients malvoyants à l’hôpital, soit avec des sujets non-malvoyants qui passent des expériences dans notre simulateur de malvoyance au laboratoire. Nos travaux ont deux buts complémentaires : d’une part mieux comprendre sur le plan théorique les processus de la lecture naturelle chez les malvoyants, et d’autre part fournir des outils ou des méthodes pour aider ces patients à mieux lire.

Site web du laboratoire

Partager l'offre sur :