m2am2b
ext.
Contrôle cellulaire et moléculaire de la réparation de la myéline

Contrairement à la mort neuronale qui est rarement suivie de remplacement, la perte d’oligodendrocytes à l’origine de lésions de démyélinisation induit une réponse de la part de cellules progénitrices environnantes qui sont capables de produire de nouveaux oligodendrocytes et de régénérer la myéline. Malheureusement ces tentatives de réparation spontanée ne sont pas toujours efficaces, et il est important de disséquer les mécanismes mis en jeu dans ce processus pour pouvoir développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la Sclérose en Plaques. Deux populations cellulaires participent à cette remyélinisation : les précurseurs d’oligodendrocytes présents dans l’ensemble du parenchyme (pOPC) et les cellules souches/progénitrices situées dans la zone sous-ventriculaire (SVZdNP). En particulier, dans le corps calleux (CC) de souris exposées à la cuprisone (un modèle murin de démyélinisation), ces deux populations sont mobilisées de façon équivalente mais avec des spécificités régionales complémentaires. Les zones du CC présentant une forte mobilisation de SVZdNP sont moins démyélinisées et contiennent une plus faible densité de cellules microgliales activées que les zones où les pOPC contribuent majoritairement. Nous faisons donc l’hypothèse que les SVZdNP endogènes pourraient présenter des propriétés favorisant indirectement la réparation, en modulant la réponse inflammatoire, comme cela a été décrit après greffes de cellules souches. Afin d’évaluer les propriétés immunomodulatrices des SVZdNP recrutées dans le CC après démyélinisation, nous avons tracé (génétiquement) et isolé ces cellules (FACS), et avons réalisé un séquençage d’ARN sur cellules uniques. En parallèle, nous avons également isolé les cellules microgliales issu de zones du CC à forte ou faible densité de SVZdNP et réalisé à nouveau un séquençage d’ARN sur cellules uniques. L’analyse bioinformatique de ces données est entamée en collaboration avec des bio-informaticiens du laboratoire, afin d’identifier des couples de candidats ligands (dans les SVZdNP) / récepteur (dans la microglie) susceptible de présenter une activité immunomodulatrice. Ces candidats seront ensuite validés (qPCR et immunofluorescence sur sections) et leur impact fonctionnel (dynamique de dé/remyelinisation, neuroprotection) évalué in vivo dans le modèle cuprisone.
Ce travail permettra de mieux connaître la fonction des cellules souches endogènes et leur dialogue avec la microglie suite à une démyélinisation des structures périventriculaires souvent affectées lors de sclérose en plaques.

Partager l'offre sur :